Tendinopathie d'Achille : traitement et rééducation

Tendinopathie d'Achille (corps et insertion) : douleur à l'arrière de la cheville à l'effort. Causes et rééducation par la charge progressive avec les kinésithérapeutes Kare en Île-de-France.

En bref — La tendinopathie d'Achille est une douleur du tendon d'Achille liée à une surcharge. Elle peut toucher le corps du tendon (forme dite corporéale ou mid-portion) ou son insertion sur le talon (forme insertionnelle). Elle se traite sans chirurgie, par un renforcement progressif en charge ; la forme insertionnelle demande en plus d'éviter les positions qui compriment le tendon.

Qu'est-ce que la tendinopathie d'Achille ?

Le tendon d'Achille relie les muscles du mollet au talon. Une surcharge répétée provoque une altération de la structure du tendon (plus qu'une simple inflammation) et une douleur. On distingue la forme corporéale (au milieu du tendon) et la forme insertionnelle (à l'attache sur le talon), dont la prise en charge diffère légèrement.

Quels sont les symptômes ?

  • Une douleur à l'arrière de la cheville ou du talon, à l'effort et après l'effort.
  • Une raideur et une douleur au réveil ou au début de l'activité (« dérouillage »).
  • Un épaississement parfois palpable du tendon.
  • Une douleur à la course, aux sauts, à la montée sur la pointe des pieds.

Quelles sont les causes ?

Une surcharge du tendon : augmentation trop rapide du volume de course, reprise sportive, travail en côte, manque de force du mollet. Pour la forme insertionnelle, la compression du tendon contre le talon (montées, dorsiflexion maximale, chaussures rigides) joue un rôle particulier.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic est clinique (douleur localisée, reproduite à la charge). Une échographie ou une IRM peuvent confirmer l'atteinte et préciser la forme.

Pourquoi la rééducation est le traitement de référence

La tendinopathie d'Achille répond à la charge progressive, pas au repos complet. Le programme combine des exercices isométriques de mise en charge progressive, un renforcement du mollet (charges lourdes à vitesse lente et/ou excentrique), puis la réintroduction des sauts et de la course. Dans la forme insertionnelle, on évite d'abord les positions de compression (dorsiflexion maximale). La chirurgie est réservée aux échecs prolongés.

Comment se déroule la rééducation chez Kare ?

Phase 1 — Calmer la douleur et gérer la charge

Exercices isométriques de mise en charge progressive, adaptation (et non arrêt) des activités, éducation à la charge ; évitement de la compression pour la forme insertionnelle.

Phase 2 — Renforcer le tendon

Renforcement progressif du mollet (charges lourdes à vitesse lente et/ou travail excentrique), selon la tolérance.

Phase 3 — Réintroduire l'élasticité

Travail de stockage-restitution d'énergie (pliométrie) et reprise progressive de la course.

Phase 4 — Retour au sport

Reprise pilotée par la douleur et la force, avec un programme d'entretien pour prévenir la rechute.

Combien de temps pour guérir ?

La récupération demande de la patience : souvent plusieurs mois selon l'ancienneté des symptômes. La régularité du travail en charge est déterminante. Les délais sont indicatifs et propres à chaque patient.

Les techniques et le plateau Kare mobilisés

  • Renforcement isométrique puis en charge lourde et lente (et/ou excentrique) — clé du traitement.
  • Adaptation de la charge et des chaussures — en particulier pour la forme insertionnelle.
  • Isocinétisme — mesure de la force du mollet pour piloter la progression.
  • Réathlétisation et travail de la course — reprise progressive.
  • Ondes de choc — en complément dans certaines formes résistantes.

Questions fréquentes

Faut-il arrêter de courir ?

Rarement complètement : on adapte la charge (volume, côtes) le temps de calmer la douleur, puis on reprend progressivement.

Les étirements sont-ils utiles ?

Dans la forme insertionnelle, les étirements forts en dorsiflexion compriment le tendon et sont souvent mal tolérés au début ; on privilégie le renforcement progressif.

Et en cas de rupture

Une douleur chronique de surcharge (tendinopathie) est différente d'une rupture du tendon d'Achille, qui survient brutalement et relève d'une prise en charge spécifique.

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Nos kinésithérapeutes spécialisés dans les pathologies de la cheville et la course à pied vous accueillent dans les centres Kare en Île-de-France pour un bilan et un programme adapté.

Références scientifiques

Cette page s'appuie sur notre protocole evidence-based, fondé notamment sur :

  1. Cook JL, Purdam CR. Is Tendon Pathology a Continuum? British Journal of Sports Medicine, 2009.
  2. Cook JL, Purdam C. Is Compressive Load a Factor in the Development of Tendinopathy? British Journal of Sports Medicine, 2012.
  3. Beyer R, et al. Heavy Slow Resistance versus Eccentric Training as Treatment for Achilles Tendinopathy: RCT. American Journal of Sports Medicine, 2015.
  4. Jonsson P, Alfredson H, et al. New Regimen for Eccentric Calf-Muscle Training in Chronic Insertional Achilles Tendinopathy. British Journal of Sports Medicine, 2008.
  5. Silbernagel KG, et al. Continued Sports Activity Using a Pain-Monitoring Model During Rehabilitation of Achilles Tendinopathy. American Journal of Sports Medicine, 2007.
  6. Pringels L, et al. Effectiveness of Reducing Tendon Compression in the Rehabilitation of Insertional Achilles Tendinopathy. 2025.
  7. Demangeot Y, et al. Exercise Parameters to Consider for Achilles Tendinopathy: A Modified Delphi Study. 2025.

Contenu rédigé par l'équipe de kinésithérapeutes Kare Santé, à partir de notre protocole evidence-based. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation ; les décisions thérapeutiques sont prises avec votre médecin et votre kinésithérapeute.