Arthrose du genou (gonarthrose) : symptômes, pourquoi la rééducation est le traitement de première intention et comment elle soulage durablement la douleur. Le point avec les kinésithérapeutes Kare en Île-de-France.
En bref — L’arthrose du genou (gonarthrose) est l’usure progressive du cartilage du genou. Contrairement à une idée répandue, le premier traitement n’est pas la chirurgie mais l’exercice encadré et l’éducation : c’est la recommandation des sociétés savantes, et cela bénéficie à tous les stades. Une rééducation bien conduite réduit la douleur, améliore la fonction et peut retarder, voire éviter, le recours à la prothèse.
La gonarthrose correspond à une dégradation progressive du cartilage qui recouvre les surfaces du genou, accompagnée de modifications de l’os et des tissus autour de l’articulation. Elle peut toucher le compartiment interne, externe ou fémoro-patellaire du genou. C’est l’une des causes les plus fréquentes de douleur du genou après 50 ans, mais elle concerne aussi des patients plus jeunes, notamment après un traumatisme.
Plusieurs facteurs favorisent la gonarthrose : l’âge, le surpoids, les antécédents de traumatisme ou de chirurgie du genou (entorse, lésion méniscale, rupture du ligament croisé), certaines activités très sollicitantes, les troubles d’axe (genu varum/valgum) et une composante familiale.
Le diagnostic est avant tout clinique, fondé sur l’interrogatoire et l’examen du genou. Une radiographie permet de préciser le stade (classification de Kellgren-Lawrence, de 1 à 4) et le compartiment atteint. Point important : le stade radiographique ne dicte pas à lui seul le traitement — tous les stades tirent bénéfice de l’exercice.
Les recommandations internationales (American College of Rheumatology / Arthritis Foundation, OARSI) placent l’exercice thérapeutique et l’éducation au premier rang du traitement de la gonarthrose, avant les options médicamenteuses ou chirurgicales. Des programmes structurés ont montré, sur de très larges cohortes, une réduction nette de la douleur et une moindre consommation d’antalgiques. Un essai de référence a même montré que la kinésithérapie faisait mieux que l’infiltration de corticoïdes à un an.
Chez Kare, la prise en charge de la gonarthrose s’inspire des programmes neuromusculaires supervisés validés (type GLA:D) et de notre protocole evidence-based. La progression est guidée par vos symptômes et votre fonction.
Un bilan complet évalue votre douleur, votre mobilité, votre force et vos capacités fonctionnelles. L’éducation thérapeutique — comprendre l’arthrose, dédramatiser, savoir doser l’activité — est une composante à part entière du traitement.
Le cœur du programme : un travail neuromusculaire et un renforcement ciblé du quadriceps et des muscles de la hanche (notamment les abducteurs), dont l’efficacité sur la douleur et la fonction est bien démontrée. Le renforcement est progressif et adapté à votre tolérance.
L’exercice aérobie (vélo, marche, travail en piscine) est l’une des modalités les plus bénéfiques ; il améliore la douleur, l’endurance et la qualité de vie.
La gonarthrose étant une pathologie chronique, l’enjeu est de maintenir l’activité dans la durée. Un programme d’auto-rééducation et de conseils d’hygiène de vie (dont la gestion du poids) prolonge les bénéfices.
Les programmes supervisés s’organisent généralement sur plusieurs semaines (souvent autour de 6 à 8 semaines pour la phase encadrée), avec une amélioration de la douleur qui apparaît dès les premières semaines. Les bénéfices se maintiennent tant que l’activité est poursuivie — d’où l’importance d’un entretien régulier. Les délais sont indicatifs et propres à chaque patient.
La chirurgie n’est envisagée qu’en seconde intention, lorsque l’arthrose est évoluée et que la douleur reste invalidante malgré un traitement conservateur bien conduit pendant plusieurs mois. Dans ce cas, votre chirurgien peut proposer la pose d’une prothèse de genou, suivie d’une rééducation dédiée.
Il faut bouger, de façon adaptée. Le repos prolongé aggrave l’enraidissement et la perte musculaire. L’exercice encadré est le traitement de référence, même en présence de douleur modérée.
L’arthrose ne se « guérit » pas au sens d’une régénération du cartilage, mais ses symptômes se contrôlent très bien : la rééducation réduit la douleur et améliore durablement la fonction.
Non. Les activités à faible impact (vélo, natation, marche) sont recommandées. On adapte simplement l’intensité et le type d’activité à votre genou.
Elle peut la retarder ou l’éviter chez de nombreux patients en contrôlant la douleur et en améliorant la fonction. La prothèse reste une option si l’arthrose évoluée résiste au traitement conservateur.
Nos kinésithérapeutes spécialisés dans les pathologies du genou vous accueillent dans les centres Kare en Île-de-France pour un bilan personnalisé et un programme de rééducation de la gonarthrose adapté à votre profil et à vos objectifs.
Cette page s’appuie sur notre protocole de prise en charge de la gonarthrose, fondé notamment sur les recommandations et études suivantes :
Contenu rédigé par l’équipe de kinésithérapeutes Kare Santé, à partir de notre protocole de prise en charge de la gonarthrose fondé sur les données scientifiques actuelles. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation ; les décisions thérapeutiques sont prises avec votre médecin et votre kinésithérapeute.