
Prothèse totale de genou (PTG) : comment se déroule la rééducation, en combien de temps remarcher et reprendre vos activités ? Le point avec les kinésithérapeutes Kare en Île-de-France.
En bref — La prothèse totale de genou (PTG) remplace les surfaces articulaires usées du genou pour soulager la douleur et restaurer la fonction. La rééducation est déterminante : elle vise d’abord l’extension complète et la flexion, le réveil du quadriceps et la marche, puis la force et l’autonomie. La récupération pour les gestes du quotidien prend généralement quelques semaines à 3 mois, avec une amélioration qui se poursuit jusqu’à un an.
Une prothèse totale de genou (PTG) consiste à remplacer les surfaces articulaires abîmées du genou (extrémités du fémur et du tibia, parfois la rotule) par des implants en métal et un insert en polyéthylène qui joue le rôle de cartilage. L’objectif est de supprimer la douleur et de redonner un genou mobile et stable.
Il existe deux grands designs, au résultat fonctionnel comparable : la prothèse postéro-stabilisée (PS), qui sacrifie le ligament croisé postérieur, et la prothèse à conservation du croisé postérieur (CR). Le choix revient au chirurgien ; il ne change pas le principe de votre rééducation.
Elle est généralement proposée lorsque le genou est trop abîmé et que les traitements non chirurgicaux ne suffisent plus :
La décision se prend avec votre chirurgien, en tenant compte de la gêne, de l’imagerie et de l’échec du traitement conservateur.
Chez Kare, la rééducation suit un protocole evidence-based structuré en phases. La progression est pilotée par des critères fonctionnels (amplitude, contrôle musculaire, marche) plutôt que par un simple calendrier.
Quand c’est possible, préparer le genou avant l’intervention (mobilité, renforcement du quadriceps, éducation, organisation du domicile) améliore la récupération post-opératoire.
Les priorités sont l’extension complète du genou dès les premiers jours, le début de la flexion, le réveil du quadriceps (verrouillage actif), la gestion de la douleur et de l’œdème, et la reprise de la marche avec aide. L’appui est généralement autorisé dès que possible.
On augmente progressivement la flexion (objectif courant : 100 à 120°) tout en consolidant l’extension, et on retrouve une marche autonome sans aide technique.
Renforcement progressif du quadriceps et des muscles de la cuisse et de la hanche, pour stabiliser le genou et retrouver de la puissance. L’isocinétisme permet de mesurer objectivement la force.
Travail de l’équilibre, de l’endurance et des gestes du quotidien : monter et descendre les escaliers, se relever d’une chaise, marcher plus longtemps.
Reprise progressive des activités physiques adaptées, en privilégiant les sports à faible impact.
Programme d’entretien pour conserver mobilité, force et autonomie sur le long terme.
La marche avec aide reprend dès les premiers jours, et l’autonomie de marche revient généralement en quelques semaines. La récupération fonctionnelle pour les gestes du quotidien s’étend le plus souvent sur environ 3 mois, avec une amélioration qui se poursuit jusqu’à un an. La reprise de la conduite et des sports à faible impact se fait progressivement, sur indication de votre chirurgien et de votre kinésithérapeute. Ces délais sont indicatifs et propres à chaque patient.
Un inconfort est normal au début, surtout lors du travail de la flexion. La rééducation est dosée et progressive, et la gestion de la douleur et de l’œdème fait partie intégrante de la prise en charge.
La plupart des patients abandonnent les aides techniques en quelques semaines, dès que la marche est sûre et indépendante — le délai varie selon chacun.
L’objectif courant se situe autour de 100 à 120° de flexion, suffisant pour les activités du quotidien. La récupération de l’amplitude est l’un des enjeux majeurs des premières semaines.
Une raideur persistante se travaille en rééducation ; dans certains cas, votre chirurgien peut proposer un geste complémentaire. Plus la prise en charge de la mobilité est précoce, plus le risque de raideur diminue.
Oui, en privilégiant les activités à faible impact (marche, vélo, natation, golf…). Les sports à fort impact ou à risque de chute sont déconseillés pour préserver la prothèse dans la durée.
Nos kinésithérapeutes spécialisés dans la rééducation du genou vous accueillent dans les centres Kare en Île-de-France pour un bilan personnalisé et un programme adapté à votre prothèse, à votre profil et à vos objectifs.
Cette page s’appuie sur notre protocole de rééducation de la prothèse de genou, fondé notamment sur les recommandations et études suivantes :
Contenu rédigé par l’équipe de kinésithérapeutes Kare Santé, à partir de notre protocole de rééducation de la prothèse de genou fondé sur les données scientifiques actuelles. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation ; les décisions thérapeutiques sont prises avec votre chirurgien et votre kinésithérapeute.