Tendinopathie proximale des ischio-jambiers : douleur à la fesse, sous l'ischion, à la position assise et à la course. Causes et rééducation avec les kinésithérapeutes Kare en Île-de-France.
En bref — La tendinopathie proximale des ischio-jambiers est une douleur du tendon à son insertion sur l'ischion (l'os sur lequel on s'assoit). Fréquente chez le coureur et après reprise d'activité, elle se traite sans chirurgie, par une charge progressive du tendon et la gestion des positions assises prolongées.
Les muscles ischio-jambiers, à l'arrière de la cuisse, s'insèrent en haut sur l'ischion (la tubérosité ischiatique). Une surcharge répétée de cette insertion provoque une douleur profonde à la fesse. C'est une atteinte de la structure du tendon, plus qu'une simple inflammation.
Une surcharge du tendon : reprise ou augmentation trop rapide de la course (surtout en côte ou en vitesse), travail répété en flexion de hanche, manque de force des ischio-jambiers et des fessiers. La position assise prolongée, qui comprime le tendon, entretient les symptômes.
Le diagnostic est clinique (douleur reproduite sous l'ischion, tests de provocation spécifiques). Une échographie ou une IRM peuvent confirmer l'atteinte tendineuse.
Comme les autres tendinopathies, elle répond à la charge progressive et non au repos complet. Le programme combine renforcement progressif des ischio-jambiers (en limitant d'abord la compression du tendon), travail des fessiers, et gestion des positions assises. La chirurgie n'est envisagée qu'en cas d'échec prolongé du traitement conservateur, ce qui reste rare.
Exercices isométriques antalgiques, réduction temporaire des activités provocantes et des compressions (position assise), éducation à la charge.
Renforcement progressif des ischio-jambiers, d'abord en limitant la flexion de hanche (faible compression) puis en l'augmentant, associé au travail des fessiers.
Augmentation des charges et travail en position de plus grande flexion de hanche, selon la tolérance.
Réintroduction progressive de la course rapide et des gestes spécifiques, avec programme d'entretien.
La récupération demande de la patience : souvent plusieurs mois selon l'ancienneté des symptômes. La régularité du travail en charge est déterminante. Les délais sont indicatifs et propres à chaque patient.
Parce qu'elle comprime le tendon contre l'ischion. Adapter le temps assis et l'assise fait partie du traitement.
Les étirements forts sont souvent mal tolérés au début car ils compriment le tendon ; on privilégie le renforcement progressif.
Nos kinésithérapeutes spécialisés dans les pathologies de la hanche et la course à pied vous accueillent dans les centres Kare en Île-de-France pour un bilan et un programme adapté.
Cette page s'appuie sur notre protocole evidence-based, fondé notamment sur :
Contenu rédigé par l'équipe de kinésithérapeutes Kare Santé, à partir de notre protocole evidence-based. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation ; les décisions thérapeutiques sont prises avec votre médecin et votre kinésithérapeute.