Rupture du ligament croisé postérieur (LCP) : faut-il opérer, comment se déroule la rééducation et en combien de temps reprendre ? Avec les kinésithérapeutes Kare en Île-de-France.
En bref — Le ligament croisé postérieur (LCP) est moins souvent lésé que le croisé antérieur, et beaucoup de ruptures isolées se traitent sans chirurgie, par une rééducation centrée sur le quadriceps. Quand une reconstruction est nécessaire, la rééducation est prudente et progressive. Dans tous les cas, elle conditionne le résultat.
Le LCP est, avec le ligament croisé antérieur, l'un des deux ligaments centraux du genou. Son rôle : empêcher le tibia de reculer sous le fémur. Une rupture survient typiquement lors d'un choc direct sur l'avant du tibia genou fléchi (accident de voiture — « syndrome du tableau de bord » —, chute sur le genou) ou d'une hyperflexion.
L'examen clinique (test du tiroir postérieur) évalue le recul du tibia. L'IRM confirme la rupture, précise son importance et recherche des lésions associées (fréquentes dans les traumatismes à haute énergie).
La décision se prend avec votre chirurgien. Les ruptures isolées, surtout partielles, répondent souvent bien à un traitement conservateur axé sur le renforcement du quadriceps. La reconstruction est envisagée en cas de laxité importante, de lésions multiligamentaires ou d'instabilité persistante malgré la rééducation.
La spécificité du LCP est de protéger le recul du tibia pendant la cicatrisation : le travail privilégie le quadriceps et évite les contraintes qui tirent le tibia vers l'arrière aux phases précoces. La progression est pilotée par des critères fonctionnels.
Contrôle de la douleur et de l'œdème, protection du genou, réveil du quadriceps, reprise prudente de la mobilité et de la marche.
Récupération progressive des amplitudes et du contrôle neuromusculaire.
Renforcement progressif, centré sur le quadriceps, mesuré à l'isocinétisme.
Réintroduction des sauts et des changements de direction, reprise validée par des critères de force et de contrôle.
Après reconstruction, le retour au sport se fait généralement sur plusieurs mois (souvent de l'ordre de 9 à 12 mois), piloté par des critères fonctionnels. En traitement conservateur, la reprise dépend de la récupération de la force et du contrôle. Les délais sont indicatifs et propres à chaque patient.
Oui, souvent, en particulier pour les ruptures isolées : une rééducation centrée sur le quadriceps permet fréquemment de retrouver un genou stable et fonctionnel.
Parce qu'il aide à contrôler la position du tibia et compense en partie le rôle du LCP : son renforcement est au cœur du traitement.
Nos kinésithérapeutes spécialisés dans les pathologies du genou vous accueillent dans les centres Kare en Île-de-France pour un bilan et un programme de rééducation du LCP adapté à votre profil.
Cette page s'appuie sur notre protocole evidence-based, fondé notamment sur :
Contenu rédigé par l'équipe de kinésithérapeutes Kare Santé, à partir de notre protocole evidence-based. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation ; les décisions thérapeutiques sont prises avec votre chirurgien et votre kinésithérapeute.