Prothèse d'épaule anatomique ou inversée : indications, déroulement de la rééducation et récupération de la mobilité. Avec les kinésithérapeutes Kare en Île-de-France.
En bref — La prothèse d'épaule remplace l'articulation abîmée pour soulager la douleur et restaurer la fonction. Le type — anatomique ou inversée — dépend surtout de l'état des tendons de la coiffe des rotateurs. Dans les deux cas, la rééducation, prudente puis progressive, est déterminante pour retrouver mobilité et autonomie.
L'épaule est l'articulation la plus mobile du corps. Lorsqu'elle est trop abîmée par l'arthrose, une fracture ou une usure avancée des tendons, le chirurgien peut remplacer les surfaces articulaires par une prothèse pour supprimer la douleur et rendre l'épaule fonctionnelle.
Elle reproduit la forme naturelle de l'épaule et s'appuie sur des tendons de coiffe en bon état. Elle est proposée surtout en cas d'arthrose (omarthrose) avec coiffe intacte.
Elle modifie la mécanique de l'épaule pour que le muscle deltoïde prenne le relais lorsque la coiffe des rotateurs est trop endommagée pour être réparée. C'est la solution privilégiée en cas de rupture massive de coiffe, d'arthrose avec coiffe déficiente, ou de certaines fractures complexes.
Le choix entre prothèse anatomique et inversée revient au chirurgien, selon l'état de la coiffe et l'indication.
La rééducation suit les consignes du chirurgien et s'adapte au type de prothèse. Le principe commun : protéger l'épaule au début, puis récupérer progressivement la mobilité, et enfin renforcer.
Immobilisation (attelle) au début, gestion de la douleur, mobilisations passives douces dans les limites autorisées. Pour la prothèse anatomique, on protège la réparation du sous-scapulaire ; pour l'inversée, la mobilisation peut souvent être un peu plus précoce.
Passage progressif aux mouvements actifs : élévation du bras, rotations, réveil du deltoïde et des stabilisateurs de l'omoplate. La balnéothérapie facilite cette étape grâce à la portance de l'eau.
Renforcement progressif adapté au type de prothèse (deltoïde et omoplate pour l'inversée ; coiffe et stabilisateurs pour l'anatomique), orienté vers les gestes du quotidien.
Travail de l'endurance et de la coordination, reprise des activités du quotidien puis d'activités physiques adaptées à faible impact.
La récupération fonctionnelle s'étend généralement sur plusieurs mois, avec des gains qui se poursuivent souvent jusqu'à 18 à 24 mois (mobilité et force). Les activités à faible impact sont généralement reprises ; les sports à fort impact ou à risque de chute sont déconseillés pour préserver la prothèse. Les délais sont indicatifs et dépendent du type de prothèse et des consignes du chirurgien.
L'anatomique s'appuie sur une coiffe des rotateurs intacte ; l'inversée fait travailler le deltoïde quand la coiffe n'est plus fonctionnelle. Le choix dépend de l'état des tendons et revient au chirurgien.
Des mobilisations douces commencent tôt, dans les limites fixées par le chirurgien ; les mouvements actifs sont introduits progressivement. La prothèse inversée autorise souvent une mobilisation un peu plus précoce.
Oui, en privilégiant les activités à faible impact (marche, natation douce, golf selon avis chirurgical). Les sports à fort impact sont déconseillés.
Nos kinésithérapeutes spécialisés dans la rééducation de l'épaule vous accueillent dans les centres Kare en Île-de-France pour un programme adapté à votre prothèse, de l'intervention jusqu'à la reprise de vos activités.
Cette page s'appuie sur nos protocoles evidence-based, fondés notamment sur :
Contenu rédigé par l'équipe de kinésithérapeutes Kare Santé, à partir de nos protocoles evidence-based. Cette page est informative et ne remplace pas une consultation ; les décisions thérapeutiques sont prises avec votre chirurgien et votre kinésithérapeute.